Pourquoi raconter ce qu'il s'est réellement passé quand on peut raconté ce qu'il aurait pu se passer ou ce qu'il se passera ?

Pourquoi raconter ce qu'il s'est réellement passé quand on peut raconté ce qu'il aurait pu se passer ou ce qu'il se passera ?
Ca s'est passé sur un air de musique comme "Gabriel de Lamb", musique qui trainait dans ma tête, ramassant la poussière. La musique cognait et faisait battre mon coeur, il ne s'arrêtait plus. Il faisait sombre,je pense maintenant que c'était mieux comme ça. La pluie s'est mise à tomber, un peu comme dans les films à l'eau de rose sauf qu'il n'y avait que ça qui y ressemblait. Les immeubles étaient sales, le ciel sombre et il n'y avait aucun signe de vie.Je continuais à marcher dans cette rue, parce qu'elle ne ressemblait à rien, parce qu'elle était triste, parce qu'elle était parfaite pour toute fin. Les secondes passaient , les heures aussi . La pluie s'intensifiait, comme pour souligner un peu plus mon impression que tout me dépassait .Je n'avais pas remarqué que je n'étais pas seul dans cette rue, une fille de mon âge, à 100 mètres de moi. Elle, ne bougeait pas . Elle avait de longs cheveux, je ne distinguais pas encore leur couleur , ses yeux regardaient le sol, elle semblait aussi découragée que moi . J'étais dans un sal état, cette fille me voyait ainsi ... Disons que j'étais comme si j'avais fais un combat que j'aurais perdu. La musique était toujours dans ma tête, toujours cet air viellot et si calme.Je l'ai regardée, regardée, regardée .. Elle était belle, je l'ai trouvée belle avec sa douleur, sa pénible douleur que j'apprendrais à connaître par la suite. Je l'ai trouvée si attirante et pourtant, elle ne ressemblait pas à la femme attirante que l'on s'imagine. Elle avait un collant filé , une jupe de travers, le T-Shirt tombant sur son épaule et son soutien-à-gorge dégrafé, mais je ne regardais que son visage, ses cheveux, ses yeux, je n'arrivais plus à quitter mon regard du sien . Pendant un temps qui me parut infini, nous nous sommes regardés l'un et l'autre . Je portais un jean troué, un T-shirt taché de sang, mais elle ne dit mot, elle me regardait encore ..Elle était si belle .Ses cheveux s'amusaient à passer devant ses yeux, faisant des allers-retours de droite à gauche et il continuait à pleuvoir sous mes yeux. J'ai cligné des yeux, la pluie me gênait, alors je fis un pas vers elle . Elle s'est approchée de moi, et nos deux corps se sont heurtés, mais elle n'a rien dit . Je ne sais pas pourquoi et je ne le saurais jamais mais à cet instant, J'ai pris sa main et l'ait posée sur ma poitrine. Elle sentait mon coeur battre, et au vu de sa réaction, il battait au même rythme que le sien. J'ai trouvé ça remarquablement idiot au départ, c'était trop cliché ... Puis finalement j'ai apprécié ce moment comme je n'avais jamais apprécié aucun autre moment. J'ai passé mes pouces sous ses yeux pour effacer les larmes qu'elle n'avait plus. J'ai regardé son T-Shirt et l'ait remis en place, tout s'est passé tellement vite et je ne comprenais pourquoi ça m'arrivait. Alors on était là,tous les deux sous la pluie, comme deux anciens combattans. Je tenais son visage entre mes mains, mes mains étaient froides, si froides ..

[ ... ]

Venez plonger au coeur de la louange .

Et droit dans mes yeux, on pouvait voir tous ces mots réunis .

# Posté le vendredi 08 mai 2009 09:16

Modifié le samedi 21 novembre 2009 04:04

Le Grand Secret ..


On aurait pû rester là indéfiniment à se regarder, s'admirer , main dans la main . La pluie continuait de tomber, c'était la seule chose qui nous rappellait que le temps ne s'était pas arrêté . Nous étions tous deux aussi trempés et désemparés l'un que l'autre . On ne savait pas quoi faire, ni comment on en était arrivé là . Cette rue anormalement déserte était toujours aussi sombre, toujours aussi sale , contraste assez net avec cette fille aux cheveux dégoulinant que je trouvais étant comme la plus belle oeuvre d'art . Un bruit lointain la fit sursauter, comme sortie de ses nombreuses pensées . Une lumière, des phares se rapprochant me fit revenir également à la réalité . Une voiture, tout aussi miteuse que la rue, passait là devant nous. Dans l'obscurité, on aurait pû croîre que personne ne conduisait . Je lui fis remarquer, premières paroles que l'on s'échangeait, mais elle avait soudain le regard baissé, et des ses yeux retombaient des étoiles .. Je la regardais, mais la voir ainsi, remplie d'une si grande tristesse ,me fit si mal que je ne pensais à rien d'autre qu'elle . Je voulais son bonheur, et , je le savais, je réussirais à lui offrir . Elle ne dit mot, mais je la pris par la main, sans qu'elle ne fasse opposition, nous marchions . Des centaines de mètres, des kilomètres sans doute,mais la fatique n'était pas présente . Je pris mon MP3, l'alluma, et nous écoutions , un écouteur chacun, des musiques qui nous faisaient réver . La première fut d'Indochine, intitulée " Le grand Secret" . Je trouvais ça stupide, car un Secret, c'est forcément grand, sinon, ce ne serait pas secret, mais elle aimait ça, alors je laissais la chanson . Elle aussi durait des heures . Nous avons marché encore longtemps, sans dire un mot . Je me sentais bien avec elle et sa main réchauffait la mienne, toujours aussi froide . Lorsque la pluie a cessé de tomber, nous avons vu le soleil se levé, et je l'ai vu sortir son appareil photo . Enfin elle fesait un geste . Avant, elle était comme une marionnette dont l'on tire les cordes pour l'animer . Celle-ci était abîmée, comme si son propriétaire l'avait jetée par terre, sur le béton , ne voulant plus jouer avec . Je gardais cette impression d'elle pendant un long moment . Elle mit sa main dans mes cheveux, à peine séchés, les a ébouriffés quelque peu, et me positionna dos au lever de soleil . La photo fut prise , et je sentais qu'elle était réussi, observant le regard de cette fille . J'avais vu pour la première fois son sourrire . Ses dents étaient blanches et son visage me parurt joyeux, chose que je n'avais jamais vu jusqu'à présent . Ca m'a fait sourrire d'ailleurs , et on s'est même mis à rigoler par la suite, car la gêne s'est vite enfuie . On riait maintenant, de tout ce temps passé sans se parler . On ne s'était pas dis grand chose de plus, mais désormais, on ne se sentait pas géné . On avait recommencer à marcher, sans trop savoir où nous irions, simplement marcher l'un à côté de l'autre . J'ai sentie sa main se rapprocher de la mienne, comme font les gens timides, pour enfin me prendre la main entièrement . Je n'ai rien dis car ça ne me gênait pas . D'ailleurs, je ne voyais rien de mal à ce qu'elle me prenne la main . On s'est arréter , un peu épuisés, je dois l'admettre,par tous ces kilomètres . Moi, la faim me tiraillait depuis qu'on avait pris la photo, mais je n'avais rien dis car je ne voulais en aucun cas troubler cette fille dont je ne connaissais toujours pas le nom . Cette fille qui était un mystère pour moi . C'était comme un secret, un Grand secret ..


[...]

En face de moi se trouvait le portail du monde féérique .

Le Grand Secret ..

# Posté le jeudi 29 janvier 2009 12:15

Modifié le vendredi 27 novembre 2009 13:34

Je n'avais jamais ressenti un tel sentimet de prospèrité que ce que je ressentais en cet instant . On s'était posé sur l'herbe, à peine séchée, et le soleil resplendissait . Sa main réchauffait toujours la mienne, J'ai mis la musique sur mon téléphone, et on a commencé à chanter . Y'avait de tout, des chansons d'amours, des chansons tristes, et aussi quelques chansons d'amours tristes, mais nous étions heureux . Il fesait beau, et j'ai remarqué qu'elle n'arrêtait pas de me regarder . J'ai compris ensuite, qu'en fait, c'était la première fois qu'on se voyait clairement . Je portais un treillis troué, un t-shirt sale, et elle, toujours aussi magnifique, et je dirais même de plus en plus . Elle a sortit de son sac un sandwich, et sans même que je demande, elle m'a donné la moitié . J'avais faim, mais j'ai pas osé commencer à manger, je savourais chaque instant passé avec elle . C'était des moments simples, idiots, je dirais même, banals, mais je me sentais bien, je me sentais vivre, et c'était bien la seule fois . Je n'arrive toujours pas à comprendre, à l'heure actuelle, comment cette fille peut me faire vivre avec si peu de choses . C'était comme si je nassais tout d'un coup, oubliant mes erreurs, oubliant mes fautes, mes plaies, oubliant toutes ces années passées à me morfondre . Cette fille souriait tout le temps, et chaque fois, cela me rendait que plus heureux . Je l'avais connu si triste, et , en l'espace de quelques heures, on ne pouvait plus se retenir de rire . Tout nous paraissait beau . J'avais jamais compris pourquoi auparavant, pourquoi on me disait, chaque fois que j'avais une peine de coeur, que celle qui sera la bonne, je la reconnaitrais . Cette fois-ci, j'avais compris . Je ne voulais pas abuser d'elle, je ne voulais pas lui faire du mal, simplement la regarder là, elle qui s'endormait, après un tout petit repas, mais après une soirée et matinée chargée d'émotions et d'aventures . Elle s'est blottie contre moi, comme on se blottit lorsqu'on a froid ou peur,mais je savais que ce n'était pas pour cette raison . Je ressentais la même chose qu'elle,je voulais être tout contre son corps . Je l'ai donc laissé faire,me prendre le bras, et l'enrouler autour de son cou, ma main sur le haut de sa poitrine . Elle sest vite endormie, je l'ai su car j'entendais sa respiration au creux de mon oreille . Elle était si belle, si jolie .. Et c'est sans doute pour cette raison que je n'ai pas pû résister . Elle dormait, mais je voulais savoir ce que c'était que de poser mes lèvres contre les siennes .

[...]

# Posté le samedi 24 janvier 2009 12:24

Modifié le samedi 28 novembre 2009 07:33